Qu'est-ce que le CSVC?

Le CSVC est un modèle basé sur l’évaluation et la concertation

Le modèle d’actions intersectorielles Carrefour sécurité en violence conjugale (CSVC) a pour but, comme son nom l’indique, d’améliorer la sécurité des victimes de violence conjugale (adultes et mineures) et des proches, incluant le conjoint (risques suicidaires).

Ce modèle, en apparence très complexe, se base en fait sur une idée de base toute simple: pour évaluer si une situation de violence conjugale est dangereuse, il faut d’abord disposer d’outils d’estimation du danger fiables. Mais ce n’est pas tout d’évaluer qu’une situation est à risque. Il faut ensuite prendre des actions afin d’assurer la sécurité de toutes les personnes impliquées.

Une analyse rapide de la situation, ainsi qu’une communication optimale entre les intervenants améliore la sécurité des victimes.

D’ailleurs, le comité d’experts sur les homicides intrafamiliaux du Ministère de la Santé et des Services Sociaux en venait à la même conclusion en novembre 2012 :

« D’abord, il importe que les intervenants puissent estimer le potentiel de dangerosité le plus rapidement possible. Pour ce faire, ils doivent bien maîtriser les outils d’évaluation du risque pour pouvoir évaluer adéquatement les situations. Un repérage précoce des éléments de risque permet ainsi d’approfondir l’évaluation en allant chercher un maximum d’informations. Ensuite, la concertation de tous les partenaires concernés est un élément clé dans la prévention des homicides intrafamiliaux. Une organisation ne peut à elle seule répondre à tous les besoins. Un lien de confiance entre les partenaires permet, par conséquent, d’assurer la mise en place d’un filet de sécurité plus aisé. »
-Rapport du comité d’experts sur les homicides intrafamiliaux, MSSS, Novembre 2012

Le CSVC a par ailleurs bénéficié de l’expertise de chercheurs universitaires et mobilisé une vingtaine d’organisations.

Ce modèle novateur a été développé et expérimenté de 2008 à 2012 dans le cadre d’un projet-pilote dont les activités se sont déroulées dans le district judiciaire de Saint-Maurice, en Mauricie. Il a été soutenu financièrement par le Ministère de la Justice du Québec (par le biais du Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels). Il a par ailleurs bénéficié de l’expertise de l’Université du Québec à Trois-Rivières et du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale. Enfin, il résulte de la mobilisation d’une vingtaine d’organisations issues des secteurs d’intervention suivants: psychosociale, policière, judiciaire et correctionnelle. Il a par ailleurs bénéficié de l’expertise de l’Université du Québec à Trois-Rivières et du Regroupement des Maisons pour Femmes Victimes de Violence Conjugale.

Ce que disent les victimes

Pronovost, Lemay-Gauthier, et Ben Affana (2012) ont démontré dans leur étude exploratoire sur le sentiment de sécurité que les victimes de violence conjugale percevaient le filet de sécurité. De plus, elles ont mentionné qu’elles faisaient davantage confiance aux systèmes sociaux et judiciaires pour les protéger.
« Quand les policiers sont venus, j’ai été claire avec eux.  C’est sûr que je n’étais pas bien… J’ai tout dit ce qu’il m’avait fait… Alors, j’avais la DPJ, j’avais la Séjournelle, j’avais les policiers, j’avais le CAVAC… J’avais un cercle autour de moi pour me protéger. »

« Quand les policiers sont venus, j’ai été claire avec eux. C’est sûr que je n’étais pas bien… J’ai tout dit ce qu’il m’avait fait… Alors, j’avais la DPJ, j’avais la Séjournelle, j’avais les policiers, j’avais le CAVAC… J’avais un cercle autour de moi pour me protéger. »

Josée
« Tu es avec des gens qui sont là pour toi dans le fond. Ça fait que s’il arrivait quelque chose, je sentais que j’avais des ressources. Je n’étais pas dans le néant. Il y avait des personnes qui étaient au courant de ma situation et que je pouvais appeler tout de suite en urgence et dire: « Il y a une urgence! »  C’est ça, dans le fond. Moi, je sentais que j’étais bien entourée là-dedans. »

« Tu es avec des gens qui sont là pour toi dans le fond. Ça fait que s’il arrivait quelque chose, je sentais que j’avais des ressources. Je n’étais pas dans le néant. Il y avait des personnes qui étaient au courant de ma situation et que je pouvais appeler tout de suite en urgence et dire: « Il y a une urgence! » C’est ça, dans le fond. Moi, je sentais que j’étais bien entourée là-dedans. »

Lorie

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